Rébus du rebut

Publié le par Skinny

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J’y pensais l’autre jour en descendant les poubelles (bien que je sois de sexe masculin, il est possible dans certains cas exceptionnels que je dispose d’un peu de courage) : les déchets sont une belle métaphore de l’espèce humaine.

 

Je ne dis pas ça parce que Johnny est encore vivant (note pour moi-même : penser à vérifier cette information au moment de la publication de la note).

 

Il n’est une surprise pour personne que notre vie peut être résumée par ce que nous jetons (l’alcoolique s’en jette toujours un dernier, le suicidaire se jette par la fenêtre, la voisine en jette un maximum dans sa jupe ras-le-clitoris, le riche voyage en jette, le jette lit…). C’est pourquoi j’aime toujours contempler le patchwork d’immondices émanant de mon doux foyer, s’enfuyant du sac pour y passer un séjour éphémère au fond du bac collectif de mon immeuble (j’aime le mot bac pour parler d’une poubelle, ça me permet de supporter les « bientôt dans les bacs » scandés par les humoristes à bonnets et pantalons d’incontinents, ceux qui dégobillent une parodie de musique et que l’on appelle communément rappeurs).

 

Quand je descends transvaser mes résidus de vie, c’est un peu comme si j’allais faire caca une deuxième fois dans ma journée (je suis réglé comme une horloge, intestinalement parlant). Déjections, anales ou familiales, sont incontestablement une belle matière pour se livrer à un rigoureux travail de détective.
Sur ce point, je préfère mon local à poubelles que la fayence rosâtre de mes latrines. De fait, en lieu et place de, au mieux, une crotte à pois jaunes témoignant de l’ingurgitation récente d’une mauvaise salade de maïs, on dispose d’une matière infinie pour retracer son quotidien insignifiant ou celui de ses voisins.

 

La quantité impressionnante de mouchoirs usagés dont je me suis séparé témoigne ainsi (en dehors de l’hypothèse d’une importante activité masturbatoire au cours de la semaine passée) de la présence chez moi d’une maladie virale contraignant à l’expulsion de quelques glaires. A ceci s’ajoute l’odeur incomparable de la Grimbergen éventée et une montagne de bris de verre dont ma contribution à sa hauteur est aussi fondamentale que celle du petit chinois à nos t-shirts.


Au regard de ces éléments, la prochaine personne qui ira descendre ses poubelles conclura que son voisin est célibataire, malade et alcoolique. Ca l’amusera au moins le temps de remonter se liquéfier ce qui lui reste de cerveau devant la télé.

Publié dans Arrêts pipi

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huemaurice1 11/07/2010 16:41


Dans les opérations de triage de déchets ménagers vers les poubelles, figurent des containers pour le verre. Or, nombreuses sont les personnes qui ayant en mains un lustre cassé ou une vitre ne
peuvent l'introduire dans le petit trou minuscule calibré pour les bouteilles ! Cette idée de con, fait que les gens déposent donc au sol ou sur le couvercle leur verre au rébut. Mais, ne vous êtes
vous jamais demandé pourquoi n'existe t-il pas des poubelles communes pour le papier et le verre ?
Prenons un exemple: La poubelle est remplie de papiers, cartons et autres couches-culottes provenant pour beaucoup des administrations (factures). J'y fout le feu. Que se passe t-il ? Il se passe
que les papiers & cartons brûlent, et que le verre ne brûle pas. Résultat final: La poubelle ne contient que du verre (généralement brisé sous l'effet de la chaleur et nettoyé de ses étiquettes
collées).
Ainsi donc, devrait-il n'être présenté que 2 bacs. Poubelle pour les cartons, papiers et verre et, une poubelle pour le plastique. C'est tout. Les boites en fer pouvant êtres brûlées avec le verre
et récupérées par tamis. Rien de bien difficile. Or, il se passe que des sommes astronomiques ont été engagées dans la fabrication de ces containers spéciaux et tout le tralala avec les deniers
publics dont les municipalités comme l'Etat traitent à la louche vu qu'ils ne sortent pas de leurs poches.
Autre implication de la colère des usagers: la fréquence d'allumage des feux tricolores. En ville si la vitesse est limitée à 50 km/h, l'on arrive forcément au feu tricolore suivant... au rouge !
Ceci, afin de punir les automobilistes d'avoir respecté la vitesse en ville et de les mettre en rogne et en retard quant à la traversée de toute une agglomération. Ainsi, pour arriver au feu vert
doit-on accélérer et les suites que l'on connaît.
Cette incidence sur la gestion du trafic rapporte d'un biais comme un autre de l'argent à la commune au détriment des commerçants qui ne voient donc l'argent rentrer plutôt dans leur caisse. Comme
il en est à chaque été de la coupure des fontaines publiques où l'eau de source coule gratuitement (comme vent qui souffle ou soleil brille), ce qui se traduit par le mécontentement de la
population locale comme des touristes qui - devant boire en des bars - n'ont donc plus l'argent pour les autres commerces. Sans parler des forêts de parcmètres qui sont de véritables machine à prix
coups de barre implantées sur les trottoirs pour dissuader les clients de venir faire leurs courses en centre-ville au profit juteux des grandes surfaces aux sortie d'agglomérations (qui gèrent en
quelques sortes les 'parcs & forêts' !) et de toutes les infrastructures de ronds-points, bretelles d'accès (ponts/tunnels/passerelles) pour y accéder et dont les travaux coûteux de
mise-en-place ont été réalisés sur les deniers publics.
Pareil pour l'absence (oubli ?) de banc public bien pratiques pour les personnes âgées et femmes enceintes qui doivent parcourir sans s'asseoir les rues et avenues mal gérées.
L'angoisse d'aborder les labyrinthoïdes zones industrielles en France. Tout un dédale de voies avec absence de panneaux aériens indicateurs avec plan général pour se retrouver dans un magasin à
prix coup de masse à l'achat d'une cartouche d'encre pour l'imprimante ! Jugez plutôt: "Office dépôt" (Avignon)39,89€ la cartouche ! (24,90 à "Auchan").
Payer pour vivre. Vivre pour payer. Qu'il est loin ce temps où l'argent n'existait pas et maudit soit celui qui l'a sorti de terre !
Il est d'une exagération commune d'appeler 'pollution' tout ce qui sort de terre. Ainsi, l'eau comme le pétrole sont définis en des bas mots vu que la terre c'est la crasse et qu'on est fait pour
vivre aériennement tels des oiseaux de proie bouffant alors tout ce qui passe ! ("La guerre des étoiles" revue & corrigée !). Bientôt, se devra t-on vivre à dix pieds sous terre comme les
taupes ou banquiers-pirates enfouissant là leurs trésors cachés à bouffer des pissenlits par la racine ! Va t-on redevenir poissons des grands fonds à naviguer en eaux troubles entre les perles
rares et caviar bon marché ou tels les exocets a survoler pour un temps cet océan d'incompréhension ? Seuls les requins vous le diront.


Pouv 29/01/2010 14:39


Très belle plume! Félicitations! Fais-tout de même attention avec le cynisme : c'est devenu à ce point universel que s'en est vulgaire et convenu. A mon avis c'est même déjà passé de mode dans la
jette set et autres milieux où ça se passe ;-)

Par contre je m'insurge contre ton anti-hip hopisme primaire! )-(


Skinny 01/02/2010 15:32


Je suis complétement d'accord sur le cynisme. C'est déjà démodé.
J'ai hésité à composer une chanson pour Haïti et à la poster, histoire de me remettre dans le coup, mais je ne sais pas si c'est une bonne idée.

Je vais créer un blog sur les frustrations sexuelles, ça c'est intemporel non?


Chris 06/01/2010 20:22


Hi hi....du tonnerrre les pantalons d'incontinents et " se liquéfier " le cerveau !

Finalement , je ne suis plus seule sur OB à ne pas bavasser dans la féeturquise et le gentil lutin qui va réaliser ton reve ....


Skinny 07/01/2010 09:45



Quand est-ce qu'on écartèle un Bisounours pour l'exemple?



virginie edensland 04/01/2010 15:28


A la base, non...Mais je vais y penser!! lol....Peut être un peu de tout cela à la fois (le flamby, le poirier, tout nu dans la neige...)
biz


EDENSLAND 02/01/2010 17:24


Un bon moment de sourire...Voir de rire!!!! Bienvenue dans ma communauté!


Skinny 04/01/2010 09:40



Merci! J'accepte l'intronisation avec plaisir. Il n'y a pas de bizutage de type "gobage de flambi en faisant le poirier" ou "courir tout nu dans la neige"
j'espère...